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Ropartz Musique de Jean Guy Marie Ropartz
Atma 2 2255, 2001 Can$20.99
Commander de The Gramophone
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Debussy Mélodies de jeunesse
avec Donna Brown, soprano
Atma 2 2209, 2000 Can$20.99
Commander de The Gramophone
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Gustave Samazeuilh Le Chant de la Mer, Suite en sol, Trois petites inventions, Naïades au soir, Esquisses, Evocation
Atma 2 2210, 1999 Can$20.99
Commander de The Gramophone
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Schumann • Schubert Schumann: Waldszenen, opus 82; Fantasiestücke, opus 111 Schubert: Sonate en la majeur, D. 959
SRI 003 CD, 1991 Can$19.99
Commander de The Gramophone
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Gabriel Fauré 13 Nocturnes CBC MVCD 1075, 1994 Can$22.99
Commander de The Gramophone
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Saint-Saëns • Fauré • Roussel Saint-Saëns: Concerto No.2 en sol mineur, opus 22 Fauré: Ballade pour
piano et orchestre, opus 19; Fantaisie en sol majeur pour piano et
orchestre, opus 111
Roussel: Concerto en sol majeur, opus 36
CBC SMCD 5178, 1995 Can$22.99
Commander de The Gramophone
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L'histoire de Babar • La boîte à joujoux Poulenc et Debussy, raconté par Kim Yaroshevkaya
ATMA ACD 2 2161, 1997 Can$21.99
Commander de The Gramophone
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Frühlingslieder avec Donna Brown, soprano Fanny Mendelssohn • Brahms • Schubert • Felix Mendelssohn • Schumann • Liszt • Wolf
ATMA ACD 2 2165, 1998 Can$21.99
Commander de The Gramophone
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American Cello Masterpieces avec Tanya Prochazka, violoncelle Deux segments en format RealAudio: Aaron Copland, Ernest Bloch, Lukas Foss, George Gershwin, Elliott Carter and Samuel Barber
ATMA ACD 2 1004, 1998, Can$21.99
Commander de The Gramophone
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Poulenc • Fauré • Saint-Saëns Poulenc: Sonate pour violoncelle et piano Fauré: Pièces pour violoncelle et piano Saint-Saëns: Deuxième Sonate pour violoncelle et piano, opus 123
ATMA ATM 2 9733, 1994 Can$21.99
Commander de The Gramophone
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Mostly RAILROAD MUSIC de Eldon Rathburn Stéphane Lemelin, The Atlantic Brass Quintet, Eric Weissberg, Billy Keith,
Julian Armour et Ross Edwards Crystal CD 520, 1994 Can$25.99
Commander de The Gramophone
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After Hours James Campbell, clarinette; The Gene DiNovi Trio et Stéphane Lemelin Poulenc, Ellington, Schickele, Shearing, Gould, Ravel, Baker, Glick, Huang, DiNovi, Reinhardt, Tailleferre
Marquis ERAD 153, 1993 (production: Radio-Canada) Can$22.99
Commander de The Gramophone
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Photo par Rudolf Zwamborn



À l’écoute de la musique
par Lucie Renaud / 30, 2001
de La Scena Musicale
Soliste recherché, récitaliste au timbre moelleux, pédagogue convaincu et
chambriste versatile.: la polyvalence du pianiste Stéphane Lemelin lui permet
d’être aussi à l’aise dans un concerto qu’en quintette. Son vaste répertoire
couvre toutes les époques, ou presque, de la musique classique. Schubert,
Schumann (son premier enregistrement en 1992 était d’ailleurs consacré à ces
deux compositeurs), Fauré (il a réalisé une intégrale des trop peu joués
Nocturnes sur étiquette Radio-Canada que la critique a encensé), Ravel (le
compositeur qui semble le toucher le plus) aussi bien que les compositeurs
oubliés (il a consacré un enregistrement au compositeur impressionniste français
Gustave Samazeuilh et un disque des œuvres pour piano de Guy Ropartz
paraîtra à l’hiver 2002) interpellent tout autant sa sensibilité artistique.
Travailleur infatigable, il ressent le besoin de
passer cinq ou six heures quotidiennes à
l’approfondissement du répertoire. Il avoue
aborder les œuvres directement, sans perdre
de temps en gymnastique digitale, mais passe
également du temps loin de l’instrument à en
analyser les moindres subtilités. « Il faut aussi
vivre avec l’œuvre pour savoir quelles sont
les possibilités et pouvoir développer son
imagination », confie-t-il.
Le répertoire plus que le médium l’attire spontanément, ce qui explique ses
nombreuses collaborations avec des chanteurs (entre autres, la soprano Donna
Brown, avec laquelle il a enregistré les Frühlingslieder et les mélodies de
jeunesse de Debussy) et des instrumentistes. Les rapports qu’il établit avec
d’autres musiciens grâce à la musique de chambre le comblent totalement. «
ýomme mon collègue Jacques Israeliévitch le disait, “c’est comme danser avec
quelqu’un”. Il faut s’adapter chaque fois. C’est un peu différent, même si tu
danses les mêmes pas, si tu joues la même œuvre. Ce rapport toujours
renouvelé de la musique de chambre me fascine. Une des expériences les plus
satisfaisantes qu’un pianiste puisse avoir, selon moi, est de jouer le Winterreise
avec un bon chanteur, mais je pourrais dire la même chose de certaines œuvres
de musique de chambre, les quatuors avec piano de Brahms ou son Quintette,
par exemple. »
Il transmet depuis la fin de ses études sa passion du son à des étudiants
universitaires. Après avoir passé plusieurs années à l’Université d’Alberta à
Edmonton, il vient d’accepter un poste de professeur à l’Université d’Ottawa et
d’être nommé professeur invité à l’Université de Montréal. « On parle toujours
de ce qui nous semble le plus essentiel, réfléchit-il. L’écoute du son est quelque
chose dont je parle beaucoup quand j’enseigne et qui me vient souvent à l’esprit
quand j’entends les gens jouer. » Mais l’imagination reste essentielle à une
meilleure compréhension du répertoire, selon Lemelin. « Lorsqu’on joue une
œuvre, il faut chercher un point de contact, il faut pouvoir établir un lien entre
soi-même et l’œuvre. Cela peut venir du vécu émotionnel, des expériences
qu’on a eues, de choses concrètes ou pas. Il faut l’aborder sous plusieurs
angles. On peut essayer d’établir le contact avec l’œuvre en passant par une
autre expérience artistique, qu’elle soit littéraire, picturale… »
Les pianistes qu’il admire le plus sont ceux qui savent manier le son et toucher
son cœur en même temps. Il mentionne ainsi Schnabel (il a d’ailleurs étudié avec
son fils, Karl-Ulrich), Kempf, qui l’émeut plus maintenant que dans sa jeunesse,
Clara Haskill, qui l’a ravi pendant de longues années mais dont il se détache
progressivement, Serkin, dont le jeu l’intéresse de plus en plus, Samson
François, qu’il vient de découvrir, Vlado Perlemuter pour son Ravel, Murray
Perahia, Radu Lupu et Maria João Pires. S’il ne devait partir qu’avec quelques
œuvres sur une île déserte, il amènerait le Quintette avec deux violoncelles de
Schubert et le Trio de Ravel. « Si j’avais à passer le reste de ma vie avec une
seule œuvre, le Clavier bien tempéré de Bach en vaudrait sûrement la peine.
On ne s’en fatigue jamais… » La clarté au service de l’émotion…
© La Scena Musicale 2000
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